
27 juillet 2006
Lecture : L'Adversaire, d'Emmanuel Carrère

26 juillet 2006
Musique : Cindy Lauper, She's so unusual
25 juillet 2006
Il fait trop chaud pour travailler
De retour dans ma maison normande pour poursuivre pendant une dizaine de jours les travaux, j'ai retrouvé les pinceaux, la scie, le mètre, les pinces et autres marteaux et vis... mais pas beaucoup d'énergie ! La chaleur accablante n'invite pas aux exercices physiques de longue haleine. Il fait un temps magnifique, un vrai temps d'été et de vacances, on ne va pas s'en plaindre, certes. Mais rien n'avance vite...
J'entends beugler les vaches, cramer ma pelouse, transpirer les murs, fondre mes muscles...
Allez, une petite demi-heure de boulot et après, je retourne m'allonger.
J'entends beugler les vaches, cramer ma pelouse, transpirer les murs, fondre mes muscles...

19 juillet 2006
Profiter de la vie ?
Profiter de la vie, cela signifie quoi ? Sortir tous les soirs, passer des heures avec des dizaines de personnes à boire et danser, et baiser à tout va ? Ou bien se marier, fonder une famille, avoir et construire des projets ? Ou bien laisser s'écouler le temps, regarder la mer, dormir tard le matin ? Aucune de ses réponses n'est évidemment satisfaisante. Profiter de la vie, c'est peut-être simplement savoir s'accorder des plaisirs, et ceux-ci correspondent à un moment et une personnalité. Alors, cela peut-être pour quelqu'un, un jour, sortir et "s'éclater", un autre choisir le prénom de son enfant à venir, encore un autre lire un bouquin sur la plage en solitaire. Carpe diem, c'est subjectif ; c'est faire ce qu'on veut avec ce qu'on a.
18 juillet 2006
Youpi : la famille
Oui oui je sais, j'ai posté un billet il y a quelques jours seulement, qui s'intitulait "Beurk : la famille" et d'ailleurs je ne le renie pas, mais j'ajoute que la famille, ça peut être aussi génial. Les liens indéfectibles qui nous unissent avec les membres de notre famille sont ce qui nous sert de repère, ce qui nous donne de l'importance. Qu'on le veuille ou non, ce lien sanguin, vital, est un lien fort et unique. C'est sans doute dans les yeux d'un enfant que l'on s'en rend compte le plus, quand on voit dans ses yeux, même très jeunes, qu'il sait qu'on est attaché plus qu'à n'importe qui d'autre.

17 juillet 2006
Youpi : ambiance vacances
On se sent vraiment en vacances quand règne cette atmosphère de dilettante, de désinvolture ; quand les horaires et les occupations journalières fluctuent à un rythme mou ; quand rien ne presse, rien n'attend.
Du sable entre les orteils, le lit défait, la chaleur accablante, les copains qui passent... Les journées ? De la lecture, de courtes siestes, un peu de pêche à pied, un bain de mer, des grignotages à droite à gauche, etc. Le cerveau à peu près vide, l'énergie d'une moule sur son rocher, un léger souci pour les marques de maillot. Je vous laisse, je vais me baigner, la mer est haute.
Du sable entre les orteils, le lit défait, la chaleur accablante, les copains qui passent... Les journées ? De la lecture, de courtes siestes, un peu de pêche à pied, un bain de mer, des grignotages à droite à gauche, etc. Le cerveau à peu près vide, l'énergie d'une moule sur son rocher, un léger souci pour les marques de maillot. Je vous laisse, je vais me baigner, la mer est haute.

13 juillet 2006
Lecture : Acide sulfurique, d'Amélie Nothomb

Acide sulfurique, je l'ai lu rapidement. Et il m'a paru léger. Mais complètement creux cette fois. L'histoire est celle d'une émission de télévision reproduisant un camp de concentration. Je suis largement partisane d'une dénonciation de la vulgarité et même des profonds méfaits de la télévision et de la "téléréalité", qui gomme la frontière entre fiction et réalité, titille ce qu'il y a de plus bête et vulgaire, enlaidit et appauvrit l'intellect. J'en passe et des meilleures. Ce livre, qui se veut manifestement comme une dénonciation violente du spectacle télévisuel moderne, est d'un vide intersidéral. Je n'y ai vu, pour un sujet aussi brûlant que les camps de concentration, aucune polémique, aucune émotion. Rien ne touche, ni les personnages caricaturaux, ni leurs discours bibliques, ni l'ignominie appuyée des organisateurs de l'émission, ni l'émission horrifique en elle-même. Un feu d'artifice mouillé.
12 juillet 2006
Une question et pas de réponse
Hier, un copain (coucou Manu !) me demande quel est mon objectif dans la vie. Question à la fois banale et importante, et qui m'a laissée sans voix et surtout sans idée. Et vingt quatre heures plus tard, je n'ai toujours pas de réponse. Il semblerait donc que je n'aie pas d'objectif précis dans la vie.

Mais, à bien y réfléchir, est-ce une mauvaise chose ? Je crois n'avoir pas de but arrêté parce que je préfère rester ouverte à ce qui se présente. Humilité ? Prétention ? J'ai changé tant de fois d'envie, comme tout le monde, et me suis retrouvée à faire et vivre des choses auxquelles je n'avais pas particulièrement aspiré quelques années auparavant, qu'aujourd'hui un objectif précis, définitif, grave, me paraît surtout un piège. Ne pas savoir ce que l'on veut est certes déstabilisant aussi. Je sais peut-être mieux ce dont je ne veux pas, ce qui n'est quand même pas mal, flûte.

11 juillet 2006
Beurk : la famille
La famille, ça pèse des tonnes. Il paraît qu'il en existe certaines où les rapports sont légers, faciles, sereins. Il paraît.
Cela vient je crois d'une trop grande fréquentation. Grandir auprès de ses parents et de ses frères et soeurs, cela veut dire s'habituer (ce qui n'a pas forcément à voir avec le fait de se connaître) tellement les uns aux autres que la liberté s'en trouve d'autant écrasée. On est lié par un passé, emprisonné dans tout ce qu'on a vécu ensemble. Les membres de notre famille nous renvoient sans cesse à cet "avant" que l'on a pas envie de traîner constamment avec soi. Peut-être finalement qu'on ne devrait faire que des rencontres nouvelles tous les jours, converser avec des gens pour lesquels on est tout neufs et qui viennent de "naître" pour nous. Ne pas pouvoir simplement être mais surtout avoir été en face de quelqu'un est lourd, lourd, lourd. De ces longues années les uns à côté des autres vient l'énorme difficulté à déroger, transformer, renouveler, tout ce qui s'est consolidé et figé, même (et surtout) de traviole. On ne peut nier, oublier notre passé, mais vivre se conjugue au présent et quand le passé envahit tout l'espace du présent, comme c'est souvent le cas en famille, il n'est pas facile d'avancer.
Cela vient je crois d'une trop grande fréquentation. Grandir auprès de ses parents et de ses frères et soeurs, cela veut dire s'habituer (ce qui n'a pas forcément à voir avec le fait de se connaître) tellement les uns aux autres que la liberté s'en trouve d'autant écrasée. On est lié par un passé, emprisonné dans tout ce qu'on a vécu ensemble. Les membres de notre famille nous renvoient sans cesse à cet "avant" que l'on a pas envie de traîner constamment avec soi. Peut-être finalement qu'on ne devrait faire que des rencontres nouvelles tous les jours, converser avec des gens pour lesquels on est tout neufs et qui viennent de "naître" pour nous. Ne pas pouvoir simplement être mais surtout avoir été en face de quelqu'un est lourd, lourd, lourd. De ces longues années les uns à côté des autres vient l'énorme difficulté à déroger, transformer, renouveler, tout ce qui s'est consolidé et figé, même (et surtout) de traviole. On ne peut nier, oublier notre passé, mais vivre se conjugue au présent et quand le passé envahit tout l'espace du présent, comme c'est souvent le cas en famille, il n'est pas facile d'avancer.
09 juillet 2006
Lecture : Les Ritals, de Cavanna

04 juillet 2006
Le baiser (suite)
Quand hors de tes lèvres décloses,
Comme entre deux fleuris sentiers,
Je sens ton haleine de roses,
Les miennes, les avant-portiers
Du baiser, se rougissent d'aise,
Et de mes souhaits tous entiers
Me font jouyr, quand je te baise.
Car l'humeur du baiser apaise,
S'escoulant au coeur peu à peu,
Ceste chaude amoureuse braise,
Dont tes yeux allumoient le feu.
Ronsard.
Comme entre deux fleuris sentiers,
Je sens ton haleine de roses,
Les miennes, les avant-portiers
Du baiser, se rougissent d'aise,
Et de mes souhaits tous entiers
Me font jouyr, quand je te baise.
Car l'humeur du baiser apaise,
S'escoulant au coeur peu à peu,
Ceste chaude amoureuse braise,
Dont tes yeux allumoient le feu.
Ronsard.
03 juillet 2006
C'est les vacances
Oraux et copies de bac terminés, me voilà en vacances... Au singulier, ce terme est synonyme de vide ; au pluriel, il est plein de promesses, amusant, non ? Je lisais je ne sais plus où que justement on voulait de plus en plus remplir les vacances : la mode est au tourisme culturel, aux activités de toutes sortes, et le farniente a mauvaise réputation. Ce n'est pas faux. Le vide fait peur. Alors que les vacances devraient être pleines de vide, si tant est que le repos et la détente soient assimilables au vide.
Je suis la première à ne pas supporter l'inaction, l'inutile, le temps perdu à ne rien faire. Je ne suis pas sans ignorer non plus qu'il y a probablement là-dedans moins de caractère que d'angoisse. Il faut beaucoup de sérénité pour apprécier le vide et regarder le temps passer sans avoir envie de l'attraper. Toujours courir n'est pas forcément le signe d'une saine vitalité.
Dans quelques jours, je lâche pinceaux, truelles et autres enduits pour une chaise-longue au bord de la mer. Et en route pour la zen attitude.
Je suis la première à ne pas supporter l'inaction, l'inutile, le temps perdu à ne rien faire. Je ne suis pas sans ignorer non plus qu'il y a probablement là-dedans moins de caractère que d'angoisse. Il faut beaucoup de sérénité pour apprécier le vide et regarder le temps passer sans avoir envie de l'attraper. Toujours courir n'est pas forcément le signe d'une saine vitalité.
Dans quelques jours, je lâche pinceaux, truelles et autres enduits pour une chaise-longue au bord de la mer. Et en route pour la zen attitude.

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