26 février 2007
Un site rigolo
Sans faire dans la nostalgie bêtasse, voilà un site sympathique qui promet de bons moments aux trentenaires...
Lecture : Mma Ramotswe détective, d'Alexander mac Call Smith

24 février 2007
Lecture : En l'absence des hommes, de Philippe Besson

20 février 2007
De la fragilité
Sommes nous tous fragiles ?
J'ai assisté au dernier jour d'un procès pour double homicide : un homme d'une cinquantaine d'années a assassiné sa femme et l'amant de celle-ci, à coups de fusil. Il n'a jamais nié, n'a pas remis en cause la préméditation, ne s'est même pas défendu. Il paraissait hébété et n'a prononcé que quelques mots pour demander pardon à la famille de l'homme qu'il avait tué et à ses propres enfants. L'avocate de la partie civile dans son réquisitoire l'a accusé d'insensibilité et de narcissisme, elle a rejeté l'idée de "crime passionnel", reprenant l'analyse du psychiatre qui avait expliqué que cet homme avait été en gros été obsédé par sa propre douleur d'avoir été trompé et abandonné. Tout faisait de lui un assassin brutal. Il a été condamné à 30 ans de prison.
Pourtant, le déroulement des faits et même le portrait et l'attitude de l'accusé m'ont donné l'impression d'un homme qui avait perdu les pédales, pas le jour du meurtre mais pendant une longue période, que la douleur avait rendu progressivement fou, jusqu'à son geste ultime ; d'un homme pris dans un engrenage fait de sentiment d'injustice, de solitude, de trahison, de souffrance intime. Jusqu'au meurtre atroce.
A sa place, qu'est-ce qui nous aurait retenu ? Ce qui est arrivé à cet époux routier, père de famille, sans histoire jusque-là, est au départ d'une consternante banalité ; sa personnalité ne m'a pas semblé véritablement atypique non plus. L'éducation, la culture, l'intelligence sont-elles véritablement des garantes pour nous empêcher de franchir les limites ? Qu'est-ce qui nous rend plus fort pour ne pas succomber à la colère ou à la douleur ?
J'ai assisté au dernier jour d'un procès pour double homicide : un homme d'une cinquantaine d'années a assassiné sa femme et l'amant de celle-ci, à coups de fusil. Il n'a jamais nié, n'a pas remis en cause la préméditation, ne s'est même pas défendu. Il paraissait hébété et n'a prononcé que quelques mots pour demander pardon à la famille de l'homme qu'il avait tué et à ses propres enfants. L'avocate de la partie civile dans son réquisitoire l'a accusé d'insensibilité et de narcissisme, elle a rejeté l'idée de "crime passionnel", reprenant l'analyse du psychiatre qui avait expliqué que cet homme avait été en gros été obsédé par sa propre douleur d'avoir été trompé et abandonné. Tout faisait de lui un assassin brutal. Il a été condamné à 30 ans de prison.
Pourtant, le déroulement des faits et même le portrait et l'attitude de l'accusé m'ont donné l'impression d'un homme qui avait perdu les pédales, pas le jour du meurtre mais pendant une longue période, que la douleur avait rendu progressivement fou, jusqu'à son geste ultime ; d'un homme pris dans un engrenage fait de sentiment d'injustice, de solitude, de trahison, de souffrance intime. Jusqu'au meurtre atroce.
A sa place, qu'est-ce qui nous aurait retenu ? Ce qui est arrivé à cet époux routier, père de famille, sans histoire jusque-là, est au départ d'une consternante banalité ; sa personnalité ne m'a pas semblé véritablement atypique non plus. L'éducation, la culture, l'intelligence sont-elles véritablement des garantes pour nous empêcher de franchir les limites ? Qu'est-ce qui nous rend plus fort pour ne pas succomber à la colère ou à la douleur ?
18 février 2007
Dimanche
Lorsque j'étais gamine et même adolescente, je détestais les dimanches, qui étaient synonymes d'ennui, de paralysie et d'enfermement. Mon frère me rappelait il y a quelque temps que nous ne faisions rien ces jours-là et je n'ai effectivement aucun souvenir dominical, hormis le respect dû aux grasses matinées de mon père, la messe et les déjeuners guindés chez mes grands-parents.
J'ai mis du temps mais j'apprécie beaucoup plus le dimanche aujourd'hui. Ils ne débordent pas beaucoup plus d'activités, mais la nonchalance, la lenteur, le calme de ce jour me sont devenus agréables. C'est une journée qui s'étire en longueur sans horaire prédéfini et qui pemet de faire ou ne pas faire, au gré des envies et de l'énergie. Et dimanche n'est plus synonyme d'ennui.
J'ai mis du temps mais j'apprécie beaucoup plus le dimanche aujourd'hui. Ils ne débordent pas beaucoup plus d'activités, mais la nonchalance, la lenteur, le calme de ce jour me sont devenus agréables. C'est une journée qui s'étire en longueur sans horaire prédéfini et qui pemet de faire ou ne pas faire, au gré des envies et de l'énergie. Et dimanche n'est plus synonyme d'ennui.
11 février 2007
Perle d'élève
Rien de plus ch*** que corriger des copies. C'est vraiment le plus ennuyeux dans ce métier, mais parfois c'est l'occasion de fous rires mémorables. Le dernier en date émane d'une copie de bac blanc d'élève de première, plutôt consciencieux, plus précisément d'une conclusion de dissertation sur l'engagement en littérature:
" Le dialogue argumentatif lance un ultime-atome au lecteur alors que l'essai lui laisse le temps de la réflexion".
Explosif, non ?
" Le dialogue argumentatif lance un ultime-atome au lecteur alors que l'essai lui laisse le temps de la réflexion".
Explosif, non ?
06 février 2007
De la jalousie
La jalousie est un sentiment très étrange et très puissant. Elle résulte d'un manque de confiance en soi peut-être plus qu'en l'autre et je comprends qu'il rende dingue. C'est un film de Chabrol je crois, qui dépeint cela à merveille : "L'Enfer", avec François Cluzet. Dans mon souvenir, on y voit un mari devenir de plus en plus obsédé et littéralement fou, au point qu'il ne sait plus discerner le vrai du faux (et le spectateur non plus). La jalousie déforme, et c'est en cela qu'elle est dangereuse. On s'éloigne de la vérité tout en voulant à toute force faire preuve de lucidité et d'objectivité. Et la jalousie est liée à cette envie, ce besoin (?) de posséder tout ou partie de celui qu'on aime, de ce sentiment d'appartenance et de dépendance qui est si lié aux sentiments amoureux et si malsain pourtant. Croire que l'on est perdu sans l'autre parce qu'on l'aime (et inversement) ! Il est vrai que les personnes que l'on aime profondément font partie de nous-mêmes : c'est ce qui les différencie des gens que l'on aime superficiellement, eux en gros disparaissent de notre esprit aussitôt qu'ils ont disparu de notre vue. En revanche les personnes que l'on aime font partie de notre existence mentale, de notre âme, et sont ainsi une partie constituante de notre existence. Mais cela ne nous donne aucun droit sur eux, même pas de regard. Même la part en eux qui nous aime ne nous concerne pas et leur appartient complètement. Mais on y tient tellement !
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