31 octobre 2005

Prague (1)


Prague, c'est bôôô...
De jour, à cause des couleurs pastels des bâtiments, à cause des disharmonies harmonieuses des architectures, à cause des portes riches de gravures, de dorures et de figures, à cause des vitraux de la cathédrale Saint-Guy traversés par les rayons du soleil.
De nuit, à cause l'éclairage sombre et mat dans les rues, des reflets sur les pavés, de la brume de la Vltava, de l'incroyable promenade sur un Pont Charles habité de ses seules spectrales sculptures.

Ecrire : pourquoi ?

Ecrire pourquoi ? Un écrivain n'écrit-il pas en désespoir de cause, à force de ne pas trouver l'interlocuteur capable de l'écouter et de l'entendre ? N'écrit-il pas seulement par dépit, ou par espoir de trouver une oreille convenable à ce qu'il veut exprimer ? Ecrire à tous n'est-il rien d'autre que l'aveu d'échec de n'avoir pu parler à UNE personne ?
Il y a aussi dans l'acte d'écrire une volonté de travestissement, même dans un journal intime, même dans un blog. C'est une façon de se montrer d'essayer de se dire. "Il y a toujours, même dans les confidences les plus intimes, quelque chose qu'on ne dit pas", affirme Flaubert.
Ecrire est en tout cas un acte complexe, relativement indéfinissable et profondément personnel. Mais jamais quelque chose d'anodin ni de gratuit.

30 octobre 2005

C'est un début...

Voici mon entrée dans le monde des blogs après maintes réticences, dont la phrase d'en-tête est peut-être l'ultime trace...
Il n'empêche que, bien évidemment, je suis ravie, et que la phrase d'Audiard au fond ne cherche qu'à attirer les esprits. Faire preuve d'esprit, voilà un vrai et grand défi que je me lance, en fait ! En tout cas, pas de grandes confidences ici, pas d'épanchement égotiste dans la mesure des moments de désespoir ou de solitude ; seulement l'envie d'écrire et de dire des choses...