24 juin 2007

Lecture : Son frère, de Philippe Besson

Encore un Besson, eh oui. Un peu plus bavard que les autres peut-être, mais toujours avec cette sensualité, cette subtilité dans l'émotion et cette délicatesse. Ici, il nous raconte l'agonie d'un jeune homme que son frère, le narrateur, décrit à deux vitesses : les débuts avec la progression de la maladie, et puis les derniers moments.
Je me suis demandé si c'était autobiographique, et il semblerait que non. Ce récit d'une extrême douleur, physique et morale, est mené sans pathos. Ce qui émeut le plus, c'est sans doute l'intime proximité des deux frères, totale, essentielle, impudique. Ce n'est sans doute pas mon préféré, mais c'est un très beau livre.

20 juin 2007

Lecture : L'Enfant d'octobre, de Philippe Besson.


Encore un Besson, et à ce jour celui qui m'a sans doute le plus bouleversée. Publié l'année dernière, il relate les péripéties de "l'affaire Villemin". Ce fait divers qui a défrayé la chronique, comme on dit, n'a échappé à la conscience de personne ; il ne m'a jamais intéressée mais j'en avais comme tout le monde largement entendu parler. Dans cet ouvrage, j'ai reconstitué l'histoire dont je ne connaissais que des bribes et le parti pris en faveur de Christine Villemin, la mère de l'enfant qu'on a fini par accuser, m'a considérablement émue. J'ai lu ici et là des critiques assez virulentes contre Besson ainsi que des rumeurs de plainte de la famille contre lui. Je ne vais pas mettre mon infime grain de poussière dans un débat sur la question de savoir s'il a eu raison ou tort d'écrire ce livre, de se servir de cette histoire mille fois utilisée, s'il a travesti la réalité ou non. Curieusement, même s'il fait parler régulièrement la mère, et qu'on a le sentiment d'entrer dans l'intimité de ce drame, et que donc le récit est ouvertement subjectif, on éprouve pourtant une forte impression de sobriété et d'authenticité.

14 juin 2007

Expérience

Pendant 6 jours, deux marmots de 5 et 4 ans à la maison... Une première dans mon existence de célibataire ! Et une expérience intense. Faut dire que comme j'avais une trouille bleue qu'ils ne s'ennuient, j'avais prévu une multitude d'activités : parcs d'attraction, accrobranches, pique-nique, mer, promenades, etc. Ereintant pour tout le monde ! Mais bien agréable. Les 2 microbes ont été plutôt adorables, se sont bien entendu, ont été gais, obéissants et drôles. Ils ne voulaient même pas rentrer chez leurs parents ! Non, cela n'a nullement éveillé chez moi un désir de maternité ; je n'ai fait que comprendre encore davantage combien il est précieux et enrichissant d'être tante ! Dans l'immense amour que j'éprouve pour mon neveu, je sens bien que je touche du doigt ce que c'est que d'aimer son propre enfant, mais cela ne me donne pas envie pour autant d'en avoir un. C'était super, ces quelques jours !

07 juin 2007

Beurk : Fin d'année

Ambiance de fin d'année scolaire : plus vraiment de cours mais pas encore en vacances, on commence à se quitter entre collègues mais entre surveillances et réunions, on va sûrement se recroiser encore, on sent que qulque chose est en train de se terminer mais pas encore tout à fait. Beurk. On avait envie d'être en vacances, pourtant, mais maintenant qu'on est devant, cela ressemble surtout à un grand vide. D'aucuns hurleraient à ces geignardises de prof qui a trop de congés ! Mais ce n'est pas ça !
Et puis ce temps désespérément gris qui nous empêche de croire à l'été, re-beurk.
Stoppons-là les plaintes tout de même. La bouteille est plus qu'à moitié pleine !